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📕 « 𝐉’𝐞́𝐜𝐫𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐢𝐬 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 ! »

Brillante romancière, prix Goncourt 2014, lydie salvayre est une autrice majeure de la littérature contemporaine française.

Dans son dernier livre, "𝐴𝑢𝑡𝑜𝑝𝑜𝑟𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑎̀ 𝑙’𝑒𝑛𝑐𝑟𝑒 𝑛𝑜𝑖𝑟𝑒", elle écrit cette phrase saisissante : « J’écris parce que je ne sais pas parler. De cela, je suis sûre. »

Elle raconte comment, enfant, elle a été brimée à l’école pour son « fragnol », ce mélange de français et d’espagnol familial.

Peu à peu, la honte s’installe. Elle cesse de lever la main. Elle se tait. Et ce mutisme, dit-elle, handicapera durablement sa prise de parole en public.

Ce témoignage n’est pas anecdotique.


 👉 Il dit quelque chose de profond sur notre système scolaire à la française, certes d’excellente qualité, mais qui a longtemps privilégié la norme au détriment de l’expression.

Parler juste plutôt que parler libre.

Parler correctement plutôt que parler tout court.

Et lever la main.

Résultat :

→ des élèves parfois silencieux,

→ puis des adultes peut être brillants… mais tétanisés dès qu’il faut prendre la parole.


 👉 Je rencontre cette problématique tous les jours. Derrière la peur du micro, il y a souvent une parole empêchée, ancienne, intériorisée.

Mon travail consiste à accompagner ce passage, de la retenue à l’élan,

du silence subi à une parole assumée.


 👉 Les choses évoluent malgré tout heureusement ! L’école donne aujourd’hui davantage de place à l’oral : exposés plus fréquents, travaux collectifs, et désormais l’oral du bac, qui oblige à structurer et défendre sa pensée.

C’est un progrès. Mais pour beaucoup, le rapport à la parole s’est construit bien plus tôt.

Apprendre à parler, ça s’apprend.

À l’école… et après.


👉 Et vous, avez-vous le sentiment que l’on vous a appris à parler à l’école ?


 
 
 

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